La semaine de l’art à Paris ne se résume pas à la grande foire du Grand Palais. Chaque automne, une constellation de salons plus modestes s’installe autour d’elle et attire un public souvent différent, plus curieux que collectionneur. Parmi eux, Moderne Art Fair revient place de la Concorde du 22 au 25 octobre 2026, pour une sixième édition qui réunit près de 60 galeries et met l’Institut du monde arabe à l’honneur.
Plan de l'article
Un salon sous pavillons, au cœur de la Concorde #
Le format est reconnaissable : des pavillons éphémères dressés sur la place de la Concorde, dans le 8e arrondissement, qui accueillent galeries, artistes, collectionneurs et décorateurs. D’après Sortir à Paris, cette édition rassemble près de 60 galeries, avec des artistes reconnus comme des créateurs émergents, sélectionnés par un comité de professionnels du monde de l’art.
Le parcours est découpé en trois sections : art moderne, art contemporain et design. C’est ce qui fait l’intérêt de la foire pour qui s’intéresse autant à la peinture qu’aux objets et au mobilier. On passe d’une toile d’après-guerre à une pièce de design actuelle sans changer de lieu, ce qui permet de mesurer les filiations entre les deux mondes.
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L’art moderne comme colonne vertébrale
Moderne Art Fair revendique depuis 2008 une place centrale pour l’art moderne, comme le rappelle le site officiel de la foire. L’an dernier, une exposition y retraçait l’abstraction française d’après-guerre, de l’abstraction lyrique au tachisme, avec des œuvres d’Hans Hartung, d’Alfred Manessier ou d’Olivier Debré. Ce goût pour les relectures historiques distingue la foire d’événements plus tournés vers la scène émergente.
L’Institut du monde arabe invité d’honneur #
Chaque édition met en avant une institution. En 2026, c’est l’Institut du monde arabe qui occupe cette place d’invité d’honneur, confirmé à la fois par Sortir à Paris et par le programme officiel. Un choix qui fait écho à une autre exposition annoncée au programme, « Dialogues Alger – Paris », et qui devrait apporter une ouverture bienvenue vers les scènes artistiques du monde arabe, encore trop peu visibles dans les grandes foires parisiennes.
Pour un public habitué aux allées du Grand Palais, c’est l’occasion de découvrir des artistes et des esthétiques qu’on croise rarement ailleurs pendant cette semaine. Pour les amateurs de design, c’est aussi l’occasion d’observer comment motifs, calligraphie et savoir-faire artisanaux circulent entre art et objet.
Plusieurs expositions dans l’exposition #
Au-delà des stands, le site de la foire liste plusieurs expositions pour 2026. On y trouve « Bel Ouvrage », dont le titre laisse attendre un focus sur les métiers d’art et le travail de la main, un accrochage consacré à l’artiste Josée Nadeau autour des « 100 ans Monet », une présentation du LIN Xiang Xiong Museum, ainsi qu’un focus sur l’artiste TOUILS. Le détail des œuvres présentées sera à vérifier sur place, la foire publiant ses contenus au fil de l’ouverture.
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Ces expositions thématiques donnent au salon une respiration que n’ont pas toujours les foires purement commerciales. On peut y passer une heure sans intention d’acheter, simplement pour voir, comparer, se laisser surprendre.
Comment en profiter #
La foire se tient du jeudi 22 au dimanche 25 octobre 2026, ce qui permet de la combiner avec d’autres rendez-vous de la semaine de l’art, nombreux dans le 8e arrondissement et autour. La billetterie, le plan 2026 et les horaires sont publiés sur le site officiel, qui propose aussi des « viewing rooms » pour parcourir en ligne une partie des œuvres exposées par les galeries.
Un conseil pour ceux qui y vont pour la première fois : commencer par la section design si l’on vient pour la décoration, puis remonter vers l’art moderne. Le cheminement inverse fonctionne aussi, mais on mesure mieux les influences en partant de l’objet pour revenir à la toile. Et prévoir un moment pour les expositions thématiques, souvent plus calmes que les allées des galeries le week-end.
Une semaine où Paris redevient capitale de l’art #
Avec la grande foire du Grand Palais, les salons satellites, les expositions des institutions et l’effervescence des galeries, la fin octobre reste le moment où Paris concentre le plus d’art au mètre carré. Moderne Art Fair n’en est pas la pièce la plus médiatisée, mais c’est l’une des plus accessibles, et l’une des rares à faire dialoguer aussi franchement l’art du XXe siècle et le design d’aujourd’hui. Une bonne raison de passer par la Concorde entre deux visites.
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