Le Musée des Arts décoratifs de Paris consacre à Rafael Pavarotti sa toute première exposition française, visible du 2 octobre 2026 au 2 mai 2027 avec plus de 200 tirages du photographe brésilien.
Plan de l'article
De l’Amazonie aux studios de mode #
Rafael Pavarotti est né en 1993 dans l’État du Pará, au cœur de l’Amazonie brésilienne. Autodidacte, il commence la photographie à douze ans avec l’appareil de son père. Vers seize ans, attiré par l’image de mode, il quitte sa région natale pour Rio de Janeiro, puis São Paulo, Londres et enfin Paris.
Ce parcours éclair l’amène à travailler pour Vogue, i-D, Acne Paper ou encore le New York Times, et à signer des campagnes pour Dior, Balmain, Margiela, Ferragamo et L’Oréal. Rihanna, Beyoncé, Harry Styles, Madonna ou Bad Bunny sont passés devant son objectif.
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La couverture qui a marqué l’histoire du British Vogue #
En février 2022, Pavarotti signe la couverture « As the world turns » du British Vogue, qui réunit neuf mannequins noirs. L’image fait date dans une industrie encore largement critiquée pour son manque de diversité, et installe définitivement le Brésilien parmi les photographes de mode qui comptent.
Ce geste n’a rien d’isolé. Son travail valorise des corps peu représentés dans la mode et interroge la dimension politique et sociale de l’image. Le MAD présente d’ailleurs cet engagement pour une mode plus inclusive comme l’un des fils rouges du parcours.
Un langage où la couleur raconte #
Le style Pavarotti se reconnaît au premier regard : couleurs saturées, mises en scène théâtrales, compositions presque sculpturales. Le photographe puise dans ses souvenirs d’enfance en Amazonie, les femmes fortes de sa famille, la vaisselle colorée de sa grand-mère et les cultures afro-autochtones du Brésil.
L’exposition déroule ce vocabulaire à travers ses séries personnelles, ses portraits masculins réalisés pour Double Magazine en 2019 ou ses images pour Perfect Magazine, jusqu’à ses carnets de croquis, rarement montrés.
Ce que montre le parcours au MAD #
Les tirages de Pavarotti sont mis en regard de photographies issues des collections du musée, un dialogue voulu par le commissaire Sébastien Quéquet, attaché de conservation chargé des collections photographiques. Le visiteur traverse les couvertures, les grandes commandes des maisons de couture et les travaux les plus intimes.
Le parcours se referme sur une réflexion autour de l’Amazonie et du vivant, retour aux sources pour celui qui a grandi au bord de la forêt. À 33 ans, le photographe bénéficie d’une rétrospective que beaucoup attendent en fin de carrière.
Informations pratiques #
| Infos | Détails |
|---|---|
| Dates | Du 2 octobre 2026 au 2 mai 2027 |
| Lieu | Musée des Arts décoratifs, 107 rue de Rivoli, Paris 1er |
| Horaires | Mardi, mercredi, vendredi et week-end 11 h-18 h ; nocturne le jeudi jusqu’à 21 h ; fermé le lundi |
| Tarifs | 15 € plein, 10 € réduit, gratuit moins de 26 ans |
| Accès | Métro Tuileries (ligne 1), Pyramides (7, 14), Palais Royal (1, 7) |
L’exposition bénéficie du mécénat principal de H&M, avec le soutien d’Iguatemi. Les détails du parcours et la billetterie sont sur la page officielle du MAD, et une présentation complète est proposée par Visit Paris Region.
Questions fréquentes #
Faut-il réserver pour visiter l’exposition ?
La billetterie en ligne du MAD permet de réserver un créneau, ce qui reste recommandé le week-end et pendant les vacances scolaires. L’entrée est gratuite pour les moins de 26 ans.
Est-ce la première exposition de Rafael Pavarotti en France ?
Oui. Le MAD présente la première grande exposition française consacrée au photographe, alors que son travail circulait jusqu’ici surtout dans la presse de mode internationale.
Combien de temps prévoir sur place ?
Avec plus de 200 tirages, des carnets et un dialogue avec les collections du musée, comptez une bonne heure et demie, davantage si vous enchaînez avec les collections permanentes du MAD.




